La province du Hadjar-Lamis a marqué de son empreinte cette journée du mardi 30 décembre 2025 au Festival Dary. En mettant en scène une mosaïque de danses traditionnelles, la délégation a offert au public une véritable plongée dans l’histoire et l’identité profonde de ses communautés.
Au cœur des festivités, la Hakama Tammé a ouvert le bal. Traditionnellement réservée aux cérémonies nuptiales, cette danse est une ode à la cohésion sociale et à la bénédiction des familles. Si la modernité et les rythmes urbains s’invitent désormais dans les célébrations, la Hakama Tammé demeure le rempart des valeurs ancestrales, garantissant la transmission du respect et de la solidarité entre les générations.
Le département de Dababa a, pour sa part, fait vibrer l’assistance avec le Kocholi. Cette danse de bravoure, aux mouvements dynamiques et rythmés, exprime la vitalité guerrière et la solidarité d’un peuple fier. Elle rappelle que le courage et l’unité sont les piliers essentiels de la vie communautaire.
Plus au sud, le département de Haraze-Al-Biar a célébré la joie de vivre avec le Chili Chili. Caractérisée par des pas rapides et une synchronisation millimétrée, cette danse festive est le symbole du partage par excellence, transformant chaque réjouissance populaire en un moment de renforcement des liens sociaux.
Le clou du spectacle a sans doute été la danse des nobles Kotoko. Profondément ancrée dans l’histoire, cette prestation incarne la dignité et l’autorité. Chaque geste, empreint de sagesse et d’élégance, met en lumière le respect de la hiérarchie sociale et le prestige des chefs traditionnels, héritiers d’une culture séculaire.
À travers ce déploiement artistique, le Hadjar-Lamis rappelle que le Festival Dary est bien plus qu’un simple divertissement. C’est une vitrine essentielle où l’art devient un outil de préservation de la mémoire et de l’identité culturelle des peuples du Tchad.


