Après le Salamat ce soir, c’est au tour de la province du Mayo-Kebbi Ouest de captiver le public. À travers une démonstration de force culturelle, les fils et filles du terroir ont prouvé que l’attachement aux racines reste le socle de leur identité, offrant aux festivaliers un voyage au cœur de leurs traditions les plus profondes.
Le public a pu découvrir une succession de tableaux chorégraphiques chargés de sens. La danse Gelou Wata a ouvert le bal : traditionnellement exécutée lors du transport du sable destiné au chef de village, elle est rythmée par des chants qui célèbrent le service communautaire.
L’émotion est montée d’un cran avec le Gouma. Fidèle à la tradition, cette danse est exécutée par de jeunes filles dont la nudité partielle symbolise la pureté et la fertilité. Parées de cauris, d’une couronne et d’un pagne noué, elles incarnent l’esthétique et les valeurs ancestrales.
Côté masculin, les guerriers ont arboré des tenues de cérémonie imposantes, coiffés de couronnes de plumes d’autruche. Munis de sagaies et de grelots fixés aux chevilles, ils ont exécuté une danse commémorative honorant les défunts, tout en symbolisant l’autorité du chef de canton, la solidarité et l’amour du prochain.
La diversité du répertoire chorégraphique du Mayo-Kebbi Ouest ne s’arrête pas là :
- Le Bleume : Une danse d’allégresse qui annonce la paix ou l’arrivée d’une nouvelle mariée au foyer.
- L’Inawa : Spécifiquement dédiée aux célébrations de mariage.
- L’Algaïta : Une danse féminine pratiquée pour célébrer la fin des récoltes ou pour invoquer la pluie en période de sécheresse.
Cet événement, soutenu par les cadres de la province, ne s’est pas limité à la danse. Il a été une vitrine exceptionnelle pour la promotion de l’art culinaire et des coutumes locales, le tout dans un esprit de fraternité avec les autres communautés présentes.


