Le Conseil des Chargeurs du Tchad (COC-Tchad) et la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) ont officialisé, ce vendredi 5 novembre, la signature d’un protocole d’accord historique. Cet engagement, paraphé par M. Hamid Djoumino, Directeur Général du COC-Tchad, et le Général Ousman Brahim Djouma, Directeur Général de la DGDDI, vise à établir un cadre formel et structuré pour la collaboration entre les deux institutions. L’objectif est triple : faciliter les activités des opérateurs économiques, sécuriser les opérations du commerce extérieur, et optimiser les recettes publiques.
L’accord concrétise une volonté politique d’harmoniser les procédures, de renforcer la transparence et de moderniser les outils d’information sur les corridors logistiques.
M. Hamid Djoumino a salué la réalisation de cet accord, soulignant qu’il est la première convention de ce type signée entre le COC-Tchad et les Douanes tchadiennes. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit « conformément aux directives des plus hautes autorités, avec à leur tête le Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. »
De son côté, le Gal. Ousman Brahim Djouma a qualifié la démarche de « louable », y voyant un moyen de fluidifier les opérations des opérateurs tout en renforçant la capacité de mobilisation des recettes douanières.
L’engagement le plus structurant du protocole est la mise en place d’une plateforme commune d’échanges digitaux. Cette interconnexion permettra l’intégration automatique des données du Bordereau Électronique de Suivi des Cargaisons (BESC) ainsi que des documents liés à la redevance maritime dans le système douanier SYDONIA World.
Cette interfaçage est jugé essentiel pour renforcer la fiabilité des informations et la traçabilité des cargaisons; sécuriser les opérations et disposer de statistiques unifiées; la DGDDI a ainsi rendu obligatoire l’utilisation du BESC pour toutes les marchandises importées et exportées.
Le COC-Tchad s’engage à accompagner les chargeurs dans la maîtrise de ces nouvelles procédures, notamment en signalant les incohérences entre déclarations, manifestes et BESC. La DGDDI, quant à elle, apportera un appui technique et assurera la formation des chargeurs pour améliorer la fluidité du transit et l’optimalisation du recouvrement des recettes.
Pour garantir la bonne marche de ce partenariat, les deux Directeurs Généraux ont instruit leurs équipes de mettre en place sans délai un comité conjoint de suivi. Ce comité aura la charge d’assurer la coordination opérationnelle et de superviser la mise en œuvre de la plateforme numérique commune.
Ce protocole d’accord, loin d’être un simple document administratif, est présenté comme un outil structurant destiné à améliorer concrètement la vie des opérateurs économiques, marquant une avancée significative dans la transformation numérique des procédures douanières tchadiennes.

