Le Projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+) a lancé, ce mercredi 26 novembre, un atelier de deux jours (jusqu’au 27) dédié à la présentation et au renforcement des capacités sur les Mécanismes de Gestion des Plaintes (MGP). L’initiative intègre explicitement la gestion des Violences Basées sur le Genre (VBG), de l’Exploitation et des Abus Sexuels (EAS), ainsi que du Harcèlement Sexuel (HS).
Cet atelier conforme aux exigences environnementales et sociales du projet (PEES et PMPP), cible directement les organisations de jeunes et de femmes, ainsi que les comités locaux des provinces du Chari Baguirmi, Guéra, Hadjer Lamis, Lac, Mayo-Kebbi Est, Mandoul, Mayo-Kebbi Ouest et Tandjilé.NAIBE KAIKAO TEMOUA, Directrice adjointe de la population et du Développement Humain du ministère en charge du Plan, a souligné la sensibilité et l’importance capitale du sujet.
« Renforcer nos mécanismes pour prévenir, détecter et répondre efficacement à ces violations graves n’est pas seulement une obligation procédurale ; c’est un impératif moral, » a-t-elle déclaré, exhortant les participants à une participation active et transformatrice.Intervenant au nom du Ministère de la Femme, ABDALLAH ADEF MOUSSA DALA, Chef de Division des Réponses aux VBG, a rappelé que les VBG sont avant tout une violation des Droits Humains, alimentée par l’abus de pouvoir et des pratiques qui maintiennent le statut inférieur des femmes.
Il a insisté sur l’engagement prioritaire de l’État tchadien pour la sécurité des femmes et des filles, matérialisé par la signature de nombreuses lois et engagements visant à éradiquer les pratiques néfastes. L’atelier s’inscrit dans cette logique en cherchant à créer des initiatives complémentaires pour renforcer l’accès des femmes et des filles à leurs droits et promouvoir leur épanouissement.
Le Coordinateur National du Projet SWEDD, Youssouf Awaré Neissa, a précisé que le Mécanisme de Gestion des Plaintes dépasse la simple exigence du bailleur de fonds. Il est un pilier essentiel de la redevabilité, de la transparence et de la protection des communautés bénéficiaires. Un MGP accessible et efficace est indispensable pour : Renforcer la confiance des communautés envers le projet; prévenir et répondre de manière appropriée aux incidents (VBG, EAS, HS); Garantir que chaque doléance est traitée avec sérieux et que les bénéficiaires sont protégés et écoutés.
Au terme des deux jours, les participants devront maîtriser le Manuel du MGP, renforcer leurs connaissances sur les concepts clés (Genre, VBG, EAS, HS), comprendre les instruments juridiques applicables et surtout, maîtriser la gestion pratique des fiches d’enregistrement et de résolution des plaintes. L’objectif est que chacun reparte avec des outils concrets et directement mobilisables sur le terrain.


