À Gisuru, dans la province de Buhumuza à l’est du Burundi, trente-deux ménages de la communauté Batwa de la colline Kanyabuyenzi s’élèvent contre la spoliation de leurs terres, dénonçant l’implication de certains administratifs locaux et agents du bureau communal de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Environnement.
Lors d’une visite récente de la gouverneure de Buhumuza, Denise Ndaruhekere, ces familles ont exposé leur situation dramatique : chaque ménage aurait été dépossédé d’au moins une parcelle de 30 mètres sur 30, privant les enfants de nourriture et entraînant l’abandon scolaire de plusieurs d’entre eux. Héritières de terres cultivées depuis plusieurs générations, ces familles vivent désormais dans la précarité, certaines hébergées chez des proches, d’autres sur des terrains publics.
Les autorités provinciales se disent prêtes à examiner ces plaintes, tandis que le représentant local de la Commission nationale des terres et autres biens invite les victimes à fournir des preuves pour toute réclamation foncière. Les Batwa, minorité autochtone et marginalisée, espèrent une action rapide afin de retrouver leurs terres, nourrir leurs enfants et assurer leur scolarité, face à une vulnérabilité qui perdure depuis des décennies.


