La zone de santé de Kabalo, dans le Tanganyika, fait face à une alerte sanitaire après la déclaration de plus de 30 cas suspects de choléra, dont un décès, au cours de la 44ᵉ semaine épidémiologique. Selon le médecin chef de zone, Dr Éric Kombe, la consommation persistante d’eau non traitée provenant du fleuve Congo et de la rivière Lukuga par certaines populations augmente considérablement le risque de propagation.
La prise en charge des malades est assurée par la division provinciale de la santé avec le soutien des partenaires, notamment la Croix-Rouge, qui a mis en place plusieurs sites de chloration. Cependant, ces installations restent insuffisantes pour couvrir l’ensemble des zones à risque. Dr Kombe rappelle que le choléra, causé par la bactérie Vibrio cholerae, se transmet principalement par l’eau contaminée et une mauvaise hygiène des mains.
Kabalo, entourée de cours d’eau stratégiques, compte cinq sites de chloration au centre-ville et deux à trois le long de la rivière Lukuga. Les relais communautaires intensifient par ailleurs les campagnes de sensibilisation dans les écoles et sur les marchés pour renforcer les gestes d’hygiène et freiner la propagation de la maladie. La situation reste préoccupante et appelle à un renforcement urgent des mesures de prévention et de traitement.


