Le Gouvernement et le Programme alimentaire mondial (PAM) unissent à nouveau leurs forces pour relever un défi vital : renforcer la résilience et la sécurité alimentaire dans cinq provinces clés du pays – le Lac, le Logone Oriental, le Wadi Fira, l’Ouaddaï et le Sila.
Ce partenariat, appuyé par une contribution de 24,6 millions de dollars financée par la Banque mondiale à travers le projet ProAgri, vise la réhabilitation de plus de 5 300 hectares de terres dégradées, transformées en surfaces productives au profit de 197 000 bénéficiaires, parmi lesquels des agriculteurs, réfugiés et déplacés internes.
Le ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, Keda Ballah, a salué « une initiative structurante » qui mise sur des cultures à forte valeur ajoutée comme le sésame, l’arachide et le maïs, pour dynamiser les chaînes de valeur agricoles et stimuler l’autonomie économique des populations rurales, en particulier les femmes et les jeunes.
Dans un contexte d’urgence persistante – 3,7 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire sévère et 16 provinces classées en situation critique – le projet s’inscrit dans la vision gouvernementale « Haguina », axée sur la résilience et la paix durable.
« Accompagner une communauté sur le chemin de la résilience demande du temps, de la collaboration et de la confiance », a déclaré Marc Sekpon, chef de programme du PAM au Tchad, soulignant la volonté de « transformer la dépendance en autonomie ».
Avec cet investissement, le gouvernement et le PAM confirment leur engagement à bâtir un avenir où la terre, longtemps meurtrie, redeviendra source de vie, d’espoir et de prospérité partagée.


