La vente des médicaments de la rue est devenue une réalité inquiétante dans plusieurs villes du Tchad, notamment dans la capitale. Bien que ces produits soient souvent présentés comme des solutions rapides et bon marché aux problèmes de santé, ils constituent en réalité une grave menace pour la vie humaine.
Leur prolifération illustre un double problème : la précarité économique et la méconnaissance des risques sanitaires qu’ils engendrent.
Ces médicaments, vendus à même le sol ou dans des marchés informels, échappent à tout contrôle de qualité. Ils sont souvent exposés à la chaleur, à la poussière et à l’humidité, ce qui altère leurs principes actifs. De plus, nombre d’entre eux sont contrefaits, périmés ou mal dosés. Leur consommation peut entraîner de graves complications sur la santé humaine.
L’achat de ces produits s’explique par la pauvreté et le manque d’accès aux structures de santé adéquates. Beaucoup de citoyens préfèrent ces médicaments bon marché, pensant faire des économies, sans savoir qu’ils mettent leur santé en péril. Cette situation favorise également un marché noir florissant qui échappe à tout impôt et compromet les efforts de santé publique.
Pour enrayer ce fléau, il est nécessaire de renforcer la sensibilisation des populations sur les dangers liés à la consommation de médicaments de la rue. Les autorités sanitaires doivent également multiplier les contrôles, sanctionner les vendeurs illégaux et améliorer l’accès aux pharmacies agréées, notamment dans les zones rurales.
La lutte contre la vente des médicaments de la rue doit être une priorité nationale. La santé ne saurait se marchander sur les trottoirs : elle exige rigueur, responsabilité et respect des normes pharmaceutiques


