La Tanzanie s’est levée ce mercredi 29 octobre 2025 avec l’âme d’une nation en marche vers son destin. Dès les premières lueurs du jour, des files d’électeurs se sont étirées devant les bureaux de vote, témoignant d’une ferveur démocratique. Selon la Commission électorale nationale, le scrutin se déroule « dans le calme et connaît une forte mobilisation » sur l’ensemble du territoire.
Plus de 37 millions de citoyens, dont environ 200 000 vivant à l’étranger, ont été appelés à choisir leur prochain président. Le vote, ouvert à 7 heures, doit se clôturer à 16 heures, avec des résultats attendus sous 72 heures. La présidente, Samia Suluhu Hassan, candidate du Chama Cha Mapinduzi (CCM), affronte seize concurrents issus de divers horizons politiques – de Kunje Ngombale (AAFP) à Coaster Kibonde (Makini), en passant par Doyo Hassan Doyo (NLD).
L’actuelle cheffe de l’État, considérée comme la grande favorite, capitalise sur son image de dirigeante mesurée et réformatrice. Mais son parcours électoral se déroule sur fond de critiques liées à la restriction des libertés politiques, plusieurs figures de l’opposition, dont Tundu Lissu (CHADEMA), ayant été incarcérées ces derniers mois.
Sous le regard attentif des observateurs régionaux, dont une mission de la Communauté d’Afrique de l’Est menée par le Rwandais Habimana Kizito, les autorités assurent avoir pris toutes les dispositions pour garantir la transparence du vote.
Quatre ans après avoir succédé au défunt John Magufuli, Samia Suluhu Hassan, première femme à diriger la Tanzanie, joue à présent une partition décisive : celle de la continuité apaisée ou du renouveau démocratique. À l’aube de ce scrutin, une certitude s’impose déjà – le peuple tanzanien, lui, a choisi de faire entendre sa voix.


