Dans un mouvement qui secoue le système éducatif, les enseignants de la province de N’Djamena ont décidé à l’unanimité de reconduire leur grève pour deux semaines, du 28 octobre au 11 novembre 2025, dénonçant l’inaction et le mutisme du gouvernement face à leurs revendications légitimes.
Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue ce lundi à l’école du centre.Selon le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), la poursuite de ce mouvement est une « lutte de survie » face à une politique gouvernementale jugée méprisante et irresponsable. Les enseignants dénoncent notamment les messages alarmistes du ministre des Finances, qui prédit un avenir catastrophique pour le pays chaque fois que les enseignants revendiquent leurs droits, malgré les promesses d’embellie financière annoncées la semaine précédente.
La section provinciale appelle tous les enseignants, y compris ceux des établissements privés et les vacataires, à suspendre leurs prestations jusqu’à satisfaction complète de leurs demandes. Elle met en garde contre toute tentative de reprise des cours motivée par des intérêts personnels, et insiste sur la nécessité d’une prise de conscience collective pour soutenir l’action en cours.
Le SET invite également le gouvernement à dépasser les considérations politiques pour privilégier un dialogue franc et responsable, seul moyen, selon eux, de mettre fin à cette crise qui affecte directement les élèves des écoles publiques. La signature du décret 477 est présentée comme le préalable indispensable à toute reprise des cours.La section provinciale se félicite par ailleurs de la solidarité des provinces de la zone méridionale, qui ont rejoint le mouvement en comprenant l’enjeu de cette lutte.
Dans ce contexte, les enseignants tchadiens montrent une détermination sans faille pour faire valoir leurs droits et rappeler que l’éducation ne peut être sacrifiée au nom de calculs politiques ou financiers.


