Le symposium de deux jours des commandants des forces terrestres s’est clôturé ce mercredi 22 octobre 2025 à Kigali sur des discussions riches et productives visant à encourager les dirigeants africains à prendre pleinement en main les questions de sécurité et à renforcer la coopération face aux défis complexes qui freinent le développement du continent.
La cérémonie de clôture, dirigée par le ministre rwandais de la Défense, Juvenal Marizamunda, a salué la qualité des échanges et le haut niveau d’engagement des participants. Cet événement de haut niveau a rassemblé des commandants des forces terrestres, des experts en défense et des parties prenantes venues de toute l’Afrique et au-delà, réaffirmant l’engagement du Rwanda à promouvoir la collaboration en matière de défense continentale, le dialogue stratégique, les opérations de maintien de la paix, ainsi que l’échange d’expertises en leadership militaire.
Dans son allocution, le ministre Marizamunda a insisté sur l’importance des partenariats, en particulier à travers les formations conjointes et les échanges professionnels, comme leviers essentiels pour construire un avenir stable et prospère pour le continent. « Vous avez collectivement examiné l’évolution de la sécurité mondiale et régionale, et réaffirmé notre engagement commun à renforcer les capacités, le professionnalisme et la préparation de nos forces terrestres respectives », a-t-il déclaré.
Le ministre a rappelé que l’Afrique évolue dans « un environnement de plus en plus complexe et imprévisible, marqué par des conflits asymétriques, des menaces transnationales et des crises nécessitant des actions décisives ». Il a souligné que « dans de telles périodes, le rôle des forces terrestres est vital : elles sont les premiers intervenants en temps de crise, la force stabilisatrice en période de turbulence et le fondement sur lequel la paix se reconstruit ».
Pour clôturer leur visite, les commandants ont rendu hommage aux victimes du génocidei de 1994 en se recueillant au Mémorial du génocide de Kigali, rappelant l’importance de la mémoire et de la réconciliation dans la construction d’une Afrique plus sécurisée et unie.


