La prise de diclofénac, d’ibuprofène ou encore de paracétamol pour soulager les douleurs pendant les règles est fortement déconseillée par plusieurs médecins. Ces médicaments, souvent utilisés par de nombreuses femmes lors de menstruations difficiles, peuvent provoquer d’autres maladies s’ils sont mal employés.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), très répandus en automédication, sont particulièrement prisés en raison de leur efficacité reconnue, constate le médecin généraliste Dr H. Abdoulaye. Selon lui, ces médicaments diffèrent les uns des autres et ne doivent pas être administrés pour toutes les douleurs ni sans prescription médicale.
« Ils sont contre-indiqués chez les femmes souffrant de problèmes de foie, de reins, d’estomac ou de diabète », avertit-il.
Une surconsommation d’AINS peut avoir des effets graves sur l’organisme, entraînant des ulcères d’estomac, une hausse de la tension artérielle, des maux de tête ou d’autres complications. Le Dr Abdoulaye recommande donc de ne jamais prendre ces médicaments sans avis médical ou pharmaceutique.
Selon le médecin, le rôle principal des anti-inflammatoires pendant les règles douloureuses est de bloquer la production de prostaglandines, des substances dérivées d’acides gras naturellement produites par l’organisme. Cependant, leur action peut aussi provoquer des diarrhées, des nausées passagères, des douleurs abdominales, des vertiges ou encore des maux de tête.
Les AINS peuvent être efficaces s’ils sont pris à la veille du début des règles, mais leur usage doit rester encadré.
« Quand les douleurs menstruelles deviennent intenses, la tentation d’un soulagement rapide est grande. Pourtant, le cycle féminin est régulé par des hormones comme les œstrogènes, la progestérone et les prostaglandines, dont les fluctuations peuvent provoquer des inflammations », explique le médecin.
Plus de 80 % des jeunes filles et adolescentes sont concernées par la dysménorrhée (règles douloureuses). Pour y faire face, le Dr Abdoulaye recommande de privilégier des solutions naturelles ou médicalement encadrées, plutôt que de se tourner vers des médicaments sans ordonnance.

