Le gaz butane, essentiel à la vie quotidienne de milliers de foyers tchadiens, se fait de plus en plus rare dans de nombreux quartiers de N’Djamena. Les ménages rencontrent des difficultés pour s’approvisionner, pris entre la spéculation, les arnaques et les comportements douteux de certains commerçants peu scrupuleux.
Officiellement, le prix de la recharge d’une bouteille de 6 kilos est fixé à 2 000 FCFA. Toutefois, ce tarif connaît une augmentation significative. Dans certains dépôts, il faut désormais débourser entre 2 500 et 3 000 FCFA pour obtenir ce combustible précieux. Cette situation fragilise encore davantage le pouvoir d’achat déjà éprouvé des familles.
Parallèlement à cette hausse incontrôlée des prix, une source de confusion supplémentaire apparaît : de nombreuses bouteilles, bien que semblables, ne sont pas acceptées dans certains points de vente en raison de différences de couleur ou de marquage. Cette distinction, mal comprise par les usagers, nourrit un sentiment de frustration et d’injustice.
Les longues files d’attente se multiplient, témoignant d’une pénurie silencieuse qui s’installe progressivement. De nombreuses familles sont désormais contraintes de se tourner vers des solutions alternatives coûteuses ou moins sûres, comme le charbon de bois, ce qui accentue la pression sur l’environnement.
Face à ce casse-tête quotidien, les citoyens interpellent les autorités compétentes afin de mettre un terme à la spéculation et de clarifier les règles de distribution. Pour l’heure, l’absence de communication officielle entretient le flou et laisse les consommateurs livrés à eux-mêmes.


