Depuis la réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi, au nord du pays, le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, a lancé un appel appuyé à la France pour qu’elle retire certaines régions tchadiennes de sa liste sécuritaire en « zone rouge ». Selon lui, la situation dans l’Ennedi s’est nettement améliorée et mérite d’être reconnue.
Devant les équipes de l’ONG African Parks, gestionnaire du site, le ministre a magnifié la beauté unique de cette région saharienne scindée en deux provinces depuis 2012.
« L’Ennedi est une terre exceptionnelle. Peu de régions au monde peuvent se prévaloir de deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : les lacs d’Ounianga, véritables perles sahariennes aux couleurs changeantes, et le massif de l’Ennedi, classé sous trois critères sur dix », a-t-il souligné.
Abakar Rozzi Teguil a insisté sur l’importance d’une action collective pour préserver ces trésors fragiles : protection des lacs face aux pressions climatiques, sauvegarde des paysages et de l’art rupestre du massif. Il a appelé à une coopération étroite entre les provinces de l’Ennedi Est et Ouest, l’ONG African Parks, les comités locaux de gestion et l’Office national de la promotion du tourisme pour bâtir un tourisme « résilient, inclusif et durable ».
Pour le ministre, ces richesses placent l’Ennedi « au cœur de la carte mondiale du tourisme et de la culture » et exigent que la France revoie sa carte sécuritaire afin de favoriser la relance d’un tourisme responsable au Tchad.


