L’Agence Sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP Sénégal) et la Direction Générale de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DGPML) du ministère de la Santé publique et de la Prévention du Tchad ont signé un protocole d’accord (MoU) visant à consolider leur collaboration dans les domaines clés de la réglementation pharmaceutique.
Sous le sceau de cette signature officielle réalisée par le directeur général de la DGPML, Dr Ayoub Moussa Abderaman, et le directeur général de l’ARP Sénégal, Dr Alioune Ibnou Abou Talib Diouf, les deux institutions ont convenu d’établir une coopération structurée autour de l’homologation des médicaments, des inspections conjointes des sites pharmaceutiques, de la pharmacovigilance et de l’élaboration conjointe de textes réglementaires.
Le partenariat stratégique permettra aux deux organisations de mutualiser leurs expertises techniques et de travailler ensemble à l’amélioration continue des fonctions de réglementation. En pratique, l’ARP Sénégal apportera son expérience acquise depuis décembre 2024 lorsqu’elle a atteint le niveau de maturité 3 dans le système de classification de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette avancée donne au Tchad une référence solide pour progresser vers ce même objectif dans le cadre du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS).
« En renforçant nos liens avec l’ARP Sénégal, nous nous engageons à harmoniser nos pratiques réglementaires et à garantir une meilleure protection des populations contre les risques liés aux produits pharmaceutiques, » a déclaré Dr Ayoub Moussa Abderaman lors de la cérémonie.
À son tour, Dr Alioune Ibnou Abou Talib Diouf a souligné que « cette collaboration renforce non seulement nos capacités respectives mais contribue également à l’émergence d’une sous-région plus résiliente en matière de santé publique. »
Le MoU s’inscrit dans une dynamique plus large d’harmonisation des bonnes pratiques régulatoires en Afrique subsaharienne. En travaillant côte à côte sur les inspections communes et la pharmacovigilance, les deux pays souhaitent réduire les délais d’homologation tout en assurant une surveillance rigoureuse des médicaments sur le marché national.


