Ce dimanche 7 septembre s’est tenu à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, le deuxième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine et des États membres de la Communauté caribéenne (CARICOM). Sous le thème « Partenariat transcontinental en quête de justice réparatrice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais des réparations », cette rencontre a réuni des leaders déterminés à faire entendre la voix des descendants d’une histoire marquée par la douleur et l’injustice.
Le Tchad était représenté par M. Mahamat Ali Hassan, Ambassadeur du Tchad en Éthiopie, qui a pris la parole au nom du Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger. Dans un contexte où les répercussions de la traite transatlantique d’esclaves continuent de résonner, les discussions ont souligné la nécessité d’un partenariat renforcé entre l’Afrique et les Caraïbes, visant à contrer les injustices historiques.
Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a souligné l’urgence d’une action commune. « Il est temps que nous, Africains et Caribéens, unissions nos voix pour exiger la reconnaissance des crimes historiques, l’octroi de réparations et le démantèlement des injustices structurelles », a-t-il déclaré. Ce message résonne comme un appel à la solidarité et à la responsabilité partagée des anciennes puissances coloniales.
Le sommet s’est conclu par la signature d’un communiqué conjoint, qui servira de feuille de route pour les engagements futurs entre l’Union africaine et la CARICOM. Ce document marque non seulement un pas vers la réconciliation, mais également un engagement à promouvoir un développement équitable et inclusif, mettant en avant les échanges Sud-Sud comme pilier de cette nouvelle ère de coopération.
En somme, ce sommet à Addis-Abeba n’est pas qu’une simple rencontre diplomatique. Il symbolise une quête collective de justice, un appel à la mémoire et une promesse de construire ensemble un avenir où les blessures du passé ne seront plus que des leçons pour les générations futures.


