Le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présidé, ce mardi 19 août 2025, une réunion stratégique au Centre financier de Kinshasa. À ses côtés, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, et le vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana. Cette rencontre a marqué une étape clé dans l’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2026.
Les projections budgétaires, examinées dans le cadre budgétaire à moyen terme, évaluent les recettes à 11,7 milliards USD, en progression par rapport aux 11 milliards annoncés lors des récentes conférences budgétaires. Mais Adolphe Muzito a affiché une ambition plus forte : hisser le budget à 13 milliards USD, contre 9,9 milliards dans la loi de finances rectificative en cours. Pour atteindre cet objectif, il a exhorté les régies financières à intensifier la mobilisation et dépasser le seuil minimum de 12 milliards USD.
Cette volonté s’inscrit dans la dynamique de renforcement des mesures sociales entreprises par le gouvernement, comme la réduction de la TVA sur les biens de première nécessité depuis septembre 2024, pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a rappelé les réformes déjà engagées pour assainir les finances publiques : mise en place du Compte Unique du Trésor pour centraliser les ressources de l’État, modernisation des procédures de contrôle et création de la fonction de comptable public sous la Direction générale du Trésor. Des formations ont d’ailleurs été organisées pour plus de 500 agents, afin de renforcer la transparence et le contrôle budgétaire.
À ces réformes s’ajoutent la généralisation de la facture normalisée pour mieux collecter la TVA et deux conventions fiscales internationales visant à lutter contre l’évasion et le transfert illicite des bénéfices.
La réussite de ce pari budgétaire dépendra, selon plusieurs observateurs, de la capacité du gouvernement à concilier ambition et rigueur, tout en poursuivant les réformes pour une gestion plus efficace et transparente des finances publiques.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


