Des manifestations violentes ont éclaté à Luanda, la capitale de l’Angola, et dans plusieurs autres villes du pays, en raison de la décision du gouvernement d’augmenter les prix des carburants. Selon les autorités, au moins 22 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées depuis lundi.
La décision d’augmenter les prix des carburants de 300 à 400 kwanzas par litre (de 0,28 à 0,38 euros) a provoqué un vif mécontentement dans le pays d’Afrique australe. Les organisations de la société civile ont appelé à manifester le samedi, et l’association des taxis du pays a décrété une grève de trois jours qui a débuté lundi.
La situation a dégénéré lundi et mardi en pillages généralisés, avec des coups de feu retentissant par intermittence à Luanda et dans plusieurs autres villes. Les affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre.
C’est la première fois que l’Angola connaît des violences de cette amplitude depuis plusieurs années. Le pays est le deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria, mais de nombreuses personnes vivent dans la pauvreté.


