Le gouvernement congolais et le secteur privé harmonisent leurs positions pour mieux encadrer les prix des produits pétroliers. Réunis à Lubumbashi, le Comité élargi des prix du ministère de l’Économie nationale et la Commission des hydrocarbures de la FEC/Haut-Katanga ont validé de nouvelles structures tarifaires applicables aux carburants terrestres, à l’aviation (nationale et internationale) et au gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour la zone Ouest.
Cette réforme tarifaire, qui s’étend également aux zones d’approvisionnement Sud et Est, vise à rendre les prix plus justes et transparents, tant pour les consommateurs domestiques que pour les sociétés minières.
Pour la première fois, une distinction est faite entre les sociétés minières et le reste des usagers. « Désormais, nous avons une structure de prix pour les miniers et une autre pour les non-miniers, incluant les entreprises et la population. Cela garantit une meilleure équité », a salué Joseph Twite Maloba, président de la Commission des hydrocarbures de la FEC/Haut-Katanga. Il s’est engagé à veiller au respect scrupuleux de ces nouveaux tarifs par les opérateurs économiques.
La mise en place de ces structures tarifaires répond à plusieurs défis économiques. Elle doit notamment réduire l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle, optimiser les recettes publiques, stabiliser l’économie et lutter efficacement contre la fraude dans le secteur minier.
« Cette réforme s’inscrit dans une logique de transparence et d’équité fiscale. Elle vise à stabiliser durablement notre économie tout en allégeant le fardeau des consommateurs », a souligné Albert Kasongo Mukonzo, directeur de cabinet du VPM de l’Économie nationale, Daniel Mukoko.
Le Secrétaire général à l’Économie, Célestin Twite, a confirmé que les ajustements techniques sont finalisés et que l’arrêté ministériel officialisant ces prix sera bientôt signé.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


