Dr. Sandrine Mubenga Ngalula a obtenu un brevet d’invention délivré par le Bureau des brevets et des marques des États-Unis (USPTO). Cette ingénieure congolaise, experte en énergie, a conçu une technologie novatrice dans le domaine des batteries à ion lithium, positionnant la RDC sur l’échiquier de l’innovation mondiale.
Son appareil permet de mesurer efficacement le transfert de charge entre cellules de batteries, un paramètre essentiel pour améliorer la sécurité et les performances des batteries à haute densité énergétique, notamment utilisées dans les secteurs militaire, énergétique et automobile. « Les batteries à ion lithium sont celles de l’avenir », affirme la chercheuse.
En plus d’augmenter la durée de vie des batteries, cette invention contribue à réduire les risques d’explosion liés à l’instabilité de l’électrolyte contenu dans ces batteries. « Mon système permet une gestion thermique plus sûre et durable », précise-t-elle.
Mais l’enjeu est aussi stratégique pour la RDC, qui possède plus de 60 % des réserves mondiales de cobalt, un composant clé de ces batteries. En lien avec le Conseil Congolais de la Batterie et l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité qu’elle dirige, Sandrine Mubenga milite pour une valorisation locale des ressources. « Cette technologie peut impulser un développement technologique made in Congo », dit-elle.
Déjà connue pour son “Bi-Level Equalizer” breveté en 2018, la Dr. Mubenga enseigne aux universités de Toledo (USA) et de Kinshasa. Elle incarne une génération de scientifiques africains engagés pour l’autonomie technologique du continent.
Son dernier brevet trace les contours d’un futur énergétique congolais plus souverain, fondé sur l’innovation locale et la maîtrise des ressources naturelles.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


