Le Rwanda imprime un nouveau souffle à sa gouvernance, tout en consolidant sa diplomatie régionale et en accélérant sa dynamique de développement. À l’issue du dernier Conseil des ministres, plusieurs décisions majeures ont été rendues publiques, reflétant une vision d’avenir articulée autour de la stabilité institutionnelle, de la paix régionale et d’un essor économique structuré.
Au Parlement, Alphonsine Mirembe a été officiellement nommée greffière de la Chambre des députés. Sa désignation vient renforcer la représentativité féminine dans les hautes sphères institutionnelles. À la Ville de Kigali, c’est Gabriel Nduwayezu qui prend les commandes du numérique en tant que Chief Digital Officer. Ce poste stratégique vise à faire de la capitale un modèle de ville intelligente à travers la modernisation digitale des services urbains.
Sur le front diplomatique, le Rwanda étend son rayonnement avec la nomination de l’ambassadeur Vincent Karega en Algérie. Une décision qui s’inscrit dans la volonté de Kigali de diversifier ses alliances et d’intensifier sa présence sur le continent africain, notamment en Afrique du Nord.
Mais l’annonce phare de ce Conseil reste la ratification de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Négocié à Washington D.C. sous médiation américaine, cet accord marque un tournant décisif dans la quête de stabilité dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement rwandais, qui s’est engagé à une mise en œuvre rigoureuse de ses engagements, affiche également son optimisme face aux pourparlers en cours à Doha, facilités par le Qatar avec l’appui de l’Union africaine.
Sur le plan économique, le Rwanda poursuit sa trajectoire ascendante. Le Conseil a validé un accord de prêt avec le Fonds de l’OPEP pour le développement international, destiné à financer le Centre d’excellence pour les compétences en aviation –un projet porteur pour l’employabilité et la compétitivité du pays dans le secteur aérien. Autre avancée notable : la ratification d’une convention fiscale avec la République fédérale du Nigéria, qui vise à éliminer la double imposition et à combattre l’évasion fiscale, un levier essentiel pour attirer les investissements et fluidifier les échanges économiques.
Enfin, le secteur minier continue d’afficher des performances solides. De nouvelles licences d’exploitation, de carrières et d’exploration ont été approuvées, témoignant de la confiance croissante des investisseurs et du potentiel inexploré que recèle encore le sous-sol rwandais.
Entre réformes institutionnelles, diplomatie proactive et diversification économique, le Rwanda se positionne comme un acteur stable et ambitieux sur la scène régionale et internationale.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


