La réactivité et la détermination du Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Mayo Kebbi Ouest, Abdelmanane Khatab, ont été déterminantes dans la pacification des événements tragiques de Mandakao et d’Orégomel, des crises qui ont semé la désolation dans la région. Son engagement sans faille a permis de contenir l’escalade de la violence et de poser les jalons d’une paix durable.
Dès l’annonce du tragique massacre de Mandakao, qui a coûté la vie à plus de 40 personnes le 14 mai dernier, Abdelmanane Khatab a agi avec une promptitude exemplaire. Il a immédiatement dépêché des forces de sécurité dans le canton de Kéni, à une dizaine de kilomètres de Mandakao. Cette localité stratégique est devenue un refuge crucial pour un nombre significatif de personnes fuyant les atrocités de la violence, à la recherche d’un havre de paix. La mission de ces forces de sécurité était double : protéger les populations déplacées et leurs biens, et prévenir d’éventuelles représailles.
Animé par une profonde dimension humaine, Abdelmanane Khatab n’a pas hésité à descendre personnellement sur le terrain pour compatir avec les familles des victimes. Sa présence physique a envoyé un message fort de soutien et de solidarité. Dans un second temps, avec une réactivité impressionnante, il a renforcé le dispositif de sécurité et a entrepris une série de déplacements cruciaux à Kourayadjé, Kéni et Mankay Biandjé.
Ces visites ont été l’occasion de dialoguer directement avec les leaders communautaires et la population, leur transmettant un message clair et apaisant. Ces efforts ont culminé avec la signature de pactes de non-agression entre les communautés Peulh et Ngambaye dans le Mayo Kebbi Ouest, un pas fondamental qui a préparé le terrain de la réconciliation avec ses voisins du Logone occidental.
Malgré cette bienveillance et les avancées obtenues, la province du Mayo Kebbi Ouest a été confrontée à un nouveau défi avec l’attaque du village d’Orégomel par une vingtaine d’assaillants venus de Mandakao, faisant 18 morts. Cet événement a souligné la fragilité de la situation et la nécessité d’une action continue.
Déterminé à mettre fin à ces flambées de violence et à rétablir la quiétude dans la zone, Abdelmanane Khatab a, après une nouvelle descente sur le terrain, orchestré l’arrestation rapide de 20 présumés assaillants. Cette opération est venue s’ajouter à une précédente intervention à Mankay Biandjé, qui avait déjà permis d’appréhender une trentaine de jeunes impliqués dans l’attaque de Mandakao, démontrant une stratégie de répression efficace.
L’engagement d’Abdelmanane Khatab a été fondamental pour guider le groupe de travail vers l’aboutissement de cet accord de paix crucial. Sa contribution ne s’est pas limitée à une simple participation ; il a été un véritable catalyseur, apportant une expertise inestimable et une capacité de médiation hors pair. Il a notamment joué un rôle décisif en aidant les membres du groupe à surmonter les points de blocage et à trouver des compromis équitables. C’est grâce à sa vision stratégique et à sa persévérance que les différentes parties ont pu harmoniser leurs positions, transformant ainsi les désaccords initiaux en un consensus solide pour l’avenir de la région. Son implication a véritablement permis de structurer et de dynamiser les efforts collectifs, assurant que le travail du groupe progresse efficacement vers l’objectif commun de paix.
Installé à la tête de la province du Mayo Kebbi Ouest le 15 février 2025 à la suite du décret 019 du 21 janvier 2025, Abdelmanane Khatab a, dès sa prise de fonctions, fait de la paix sa priorité absolue. Son action ne s’est pas limitée aux conflits intercommunautaires. Il s’est également attaqué avec une énergie remarquable au phénomène endémique des enlèvements, qui sévissait dans la province depuis une trentaine d’années. À son arrivée, une dizaine d’otages se trouvaient encore aux mains de leurs ravisseurs. Aujourd’hui, grâce à sa fermeté et à des opérations ciblées, la province ne compte plus aucun otage en brousse, une victoire majeure pour la sécurité des citoyens.


