Le Directeur général de l’Autorité civile du Tchad (ADAC), M. Brahim Guihini Dadi, a réagit ce 8 juillet 2025 à la publication du rapport « AFRAA Taxes and Charges Study Rewiew 2024 » de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA). Selon ce rapport, le Tchad est placé à la 10ème position des pays africains où les taxes et redevances sur les billets d’avion internationaux sont les plus élevés.
Dans une déclaration, Brahim Guihini Dadi a souligné que les structures de l’État, qu’il s’agisse de l’Aviation Civile ou de l’ASECNA pour les activités aériennes au niveau national, ne prélèvent pas des textes mais de redevances en contrepartie des services rendus. Concernant le rapport d’AFRAA, il a précisé que ce rapport doit être nuancé.
Le Directeur général a mis en lumière le taux de redevances prélevées dans des pays similaires au Tchad et qui sont dans la sous-région/zone CEMAC. Selon lui, au Tchad, les redevances sont à 92 000 F CFA (environ 140 dollars), alors que le rapport d’AFRAA indique un taux de 105 dollars en moyenne. Il a cité également les exemples du Niger (117 000 F CFA), du Cameroun (91 820 F CFA), du Nigeria (117 000 F CFA) et du Gabon (191 000 F CFA).
Brahim Guihini Dadi a déclaré que le Tchad applique le taux des redevances le moins cher avec le Cameroun dans la sous-région de l’Afrique Centrale.
Il a également qualifié l’évaluation de l’AFRAA comme biaisée, soulignant que ce qui détermine le prix du billet n’est pas seulement la cherté du taux des redevances, mais également le trafic qui est très déterminant dans l’évaluation du prix élevé ou pas du titre de transport.
Pour finir, Brahim Guihini Dadi a suggéré que le rapport aurait dû scindé les États africains en deux groupes en raison des différences significatives en matière de trafic aérien. Le Tchad, avec seulement 140 000 passagers en 2024, ne peut être comparé à des pays qui enregistrent des millions de passagers par an.


