Le sommet de haut niveau sur le Plan Mattei et l’initiative Global Gateway s’est clôturé ce vendredi à Rome sur des accents d’engagement fort et de coopération renouvelée entre l’Europe et l’Afrique. Dans la capitale italienne, les dirigeants des deux continents ont conclu cinq accords majeurs, représentant plus de 1,2 milliard d’euros d’investissements européens et italiens, dans des domaines clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables, la numérisation, la connectivité et l’intelligence artificielle.
Face à l’urgence de bâtir un nouveau récit autour de l’Afrique, la Première Ministre italienne, Giorgia Meloni, a lancé un appel clair : « Nous devons aller au-delà des simples déclarations. Il est temps que l’Afrique prospère grâce à ses propres richesses. » Une vision partagée par la Première Ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, qui a mis en avant les retombées concrètes du projet du Corridor de Lobito.
« Il ne faut pas voir ce projet uniquement comme une ouverture vers l’Atlantique via l’Angola et la Zambie, mais comme un catalyseur de développement structurant, bénéfique aux populations, notamment les jeunes », a-t-elle expliqué. En plus du volet transport, ce projet englobera la formation professionnelle, le développement de chaînes de valeur agricoles, et la création d’emplois dans des secteurs innovants.
Ce sommet marque ainsi un tournant dans le partenariat euro-africain, avec des engagements concrets aussi bien de l’Union européenne que du gouvernement italien. À ceux-ci s’ajoutent les 4 milliards de dollars déjà promis par les États-Unis pour le Corridor de Lobito, renforçant la dynamique d’intégration régionale et de commerce intra-africain saluée par le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf.
La cérémonie de clôture a vu la participation de nombreuses figures de poids, dont le Vice-président de la Tanzanie, Philip Mpango, le chef de la diplomatie angolaise Téte Antonio, la Directrice générale du FMI Kristalina Georgieva, le Président de la Banque mondiale Ajay Banga, et celui de la BAD, Akinwumi Adesina. Un nouveau cap est franchi pour une Afrique actrice de son propre développement.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


