Lors du conseil des ministres du vendredi 6 juin, le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a présenté une note d’information détaillant les avancées majeures dans deux projets structurants : la reconstruction de l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa et la réhabilitation de celui de Luano à Lubumbashi.
À Kinshasa, le projet phare confié à l’entreprise Infrarose prévoit la construction d’une aérogare ultramoderne de 48 000 m², capable d’accueillir 5 millions de passagers par an. L’ouvrage inclura un terminal passager entièrement rénové, des installations techniques de dernière génération, un parking extérieur sécurisé ainsi que des infrastructures côté ville et côté piste. Les travaux, d’une durée estimée à 36 mois, visent à repositionner Ndjili comme un hub régional à la hauteur des standards internationaux.
À Lubumbashi, le projet confié à l’entreprise turque SUMMA ambitionne de transformer l’aéroport de Luano en une infrastructure moderne et compétitive. Il s’agit notamment de construire une aérogare de 8000 m², d’accroître la capacité d’accueil à 1 million de passagers par an, et de réhabiliter l’ensemble des infrastructures existantes, y compris un nouveau terminal et un bâtiment cargo. Les travaux s’étaleront sur 20 mois, après la pose de la première pierre en avril dernier par le Président Félix-Antoine Tshisekedi.
En réponse aux critiques sur le choix des prestataires, le ministre Jean-Pierre Bemba a rassuré que les entreprises sélectionnées disposent d’une expertise reconnue au niveau international. Il a également clarifié que la société Milvest ne participera pas aux travaux de Ndjili, bien qu’elle ait été évoquée dans d’autres projets. L’identité de l’entreprise retenue pour ce chantier sera dévoilée sous peu.
Ce vaste programme de modernisation, qui s’étendra également à Kisangani, Kananga, Mbuji-Mayi et Bukavu, marque une nouvelle ère pour l’aviation civile congolaise. Objectif : faire des aéroports de la RDC des portes d’entrée dignes de son potentiel économique et stratégique en Afrique centrale.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


