La flambée des prix de l’essence au Tchad suscite des inquiétudes croissantes parmi la population. Dans plusieurs provinces, le litre atteint des sommets inédits, grimpant jusqu’à 2000 F CFA, voire 3000 F CFA dans certains cas. D’autres circonscriptions provinciales affichent des tarifs moins élevés, à 1500 F CFA ou même 1250 F CFA. Cette situation soulève d’importantes questions sur l’accessibilité d’un produit fondamental dans un pays riche en ressources pétrolières.
Conducteurs et commerçants sont particulièrement touchés par cette hausse des prix, qui impacte directement le coût de la vie et les activités économiques. Les routes, souvent en mauvais état, aggravent la situation en augmentant les dépenses liées au transport. Nombreux sont les habitants qui se voient contraints de réduire leurs déplacements ou d’opter pour des alternatives moins pratiques.
À cette cherté de l’essence s’ajoute une rareté croissante du gaz butane, essentiel pour la cuisson et le chauffage dans de nombreux foyers. Les pénuries fréquentes compliquent l’accès à ce combustible vital, poussant les ménages à rechercher des solutions de remplacement souvent plus coûteuses et moins efficaces.
Face à cette crise, les consommateurs appellent le gouvernement à intervenir pour réguler les prix et assurer une distribution équitable du carburant. Les attentes se concentrent également sur l’amélioration des infrastructures et des réseaux de distribution afin de garantir un approvisionnement constant et abordable.
Dans un pays dont l’économie repose largement sur le pétrole, cette situation actuelle soulève des interrogations quant à la gestion des ressources et à la protection du pouvoir d’achat des citoyens. Les Tchadiens, en particulier ceux vivant en province, espèrent une réponse rapide et efficace pour alléger le fardeau que représente cette hausse vertigineuse des prix de l’essence et du gaz butane.