La Section Provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) pour la ville de N’Djamena exprime son indignation face à la recrudescence des violences à l’encontre des enseignants dans l’exercice de leurs fonctions. Le dernier incident en date, survenu le 1er avril 2025 au Collège-Lycée de Djarabé à Moundou, illustre la gravité de la situation. Des élèves ont non seulement humilié un enseignant, mais ont également incendié sa moto, son unique moyen de locomotion.
Une montée inquiétante des agressions contre les enseignants
Les agressions envers les enseignants ne cessent de se multiplier, mettant en péril leur sécurité, mais aussi la qualité de l’enseignement et l’harmonie au sein des établissements scolaires. Qu’elles soient perpétrées par des élèves, des parents ou même des forces de l’ordre, ces violences sont devenues intolérables.
Le SET de N’Djamena dénonce un climat de plus en plus délétère où les enseignants, censés être respectés et protégés, sont victimes d’actes de barbarie. Le cas de Moundou en est un exemple frappant : un enseignant a été attaqué et son bien personnel détruit, illustrant un manque flagrant d’éducation parentale et de respect de l’autorité.
Des revendications urgentes pour la protection des enseignants
Face à cette situation alarmante, la Section Provinciale du SET de N’Djamena exprime son soutien aux enseignants victimes de violences et exige des mesures immédiates du gouvernement. Le syndicat demande :
• L’identification et la sanction des auteurs de ces actes de violence afin de mettre un terme à l’impunité.
• Des mesures de protection renforcées pour garantir la sécurité des enseignants dans les établissements scolaires.
• Une compensation immédiate pour l’enseignant de Moundou, notamment en lui fournissant un nouveau moyen de locomotion afin qu’il puisse poursuivre son travail dans des conditions dignes.
Une situation socioéconomique précaire qui aggrave la crise
Au-delà des violences, le SET met également en avant les difficultés économiques des enseignants tchadiens, dont le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader. C’est dans ce contexte que le syndicat insiste sur la nécessité d’une révision rapide du décret 477 afin d’alléger les souffrances des enseignants face à la cherté de la vie.
Le SET de N’Djamena appelle ainsi les plus hautes autorités du pays à prendre leurs responsabilités pour restaurer la dignité et le respect des enseignants. Pour un système éducatif performant, il est impératif de protéger ceux qui ont la lourde tâche de former la jeunesse et de bâtir l’avenir du Tchad.