Le 22 janvier 2025, Max Kemkoye, Président du parti Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP), membre du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), au nom du Groupe, a dénoncé, lors d’une déclaration publique, la situation sociopolitique et sécuritaire au Tchad après les élections législatives, communales et provinciales des 28 et 29 décembre 2024 marquant la fin de transition politique de 3 ans.
Le GCAP a exprimé son inquiétude face à un pays en proie à un « chaos républicain », soulignant que le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a réussi à s’octroyer 124 sièges sur 188, représentant ainsi 66% des sièges. Selon lui, cette situation reflète une « politique de la chaise occupée », où les députés sont nommés plutôt qu’élus, dévalorisant ainsi le processus démocratique.
Le GCAP a rappelé les violences passées qui ont marqué la transition politique, évoquant le sang versé par les jeunes tchadiens dans une quête désespérée de légitimité. Max Kemkoye, l’un des porte-parole du GCAP, a mis en lumière les récents événements tragiques, dont la mort d’opposants politiques et les massacres de jeunes, illustrant la montée de l’impunité au Tchad.
En conclusion, il a averti que cette dérive met en péril non seulement la vie des citoyens mais aussi l’avenir du pays, déjà affaibli par des incertitudes sécuritaires et politiques.